L’année dernière fut marquée par l’annonce de la fermeture de Google Reader. Le lecteur de flux RSS par excellence tirait sa révérence il y a 6 mois. Pour certains apôtres du Web 2.0, Twitter et Facebook sont la pour le remplacer et ont déjà commencé. Pour les autres, le flux RSS restera un outil incontournable.

Si le grand public n’a jamais vraiment adhéré à l’idée du flux RSS, les utilisateurs professionnels ou en tout cas avancés ne sont pas prêts de l’abandonner. Un bon lecteur de flux RSS fait partie de la trousse d’outil de tout qui travaille sur la toile ou souhaite en tirer partie. 3 points me semblent pencher en sa faveur.

Voici à quoi ressemble un lecteur de flux RSS

Il n’est pas trafiqué

Saviez-vous que Facebook ne vous montre pas nécessairement toutes les publications de vos amis ou des pages que vous suivez ? En haut à droite de votre flux d’actualité se trouver un menu déroulant. Il vous permet de choisir entre « A la une » et « Plus récentes ». D’office Facebook vous propose le flux « A la une ».

Si vous ne marquez pas d’intérêts aux publications d’une page, Facebook prendra la décision de vous les cacher. Vous risquez ainsi de manquer un article qui pourrait réellement vous intéresser.

Soit, cela ne concerne pour l’instant que le flux « A la une ». Mais allez savoir avec Facebook. Ce réseau a tellement changé depuis le réseau tellement Web 2.0 de 2007-2008.

Un flux RSS n’est pas manipulé. Son but n’est pas de présenter l’information qu’il pense plus intéressante pour vous. Il vous présente l’information publiée sur le Web par son maître. Un article ne vous intéresse pas ? Vous passez au suivant de votre propre initiative !

Son contenu est unique

Twitter, Facebook et Google Plus sont certainement utiles pour assurer une veille tous azimuts. Par contre dès qu’un article plaît, il est partagé et pas uniquement par son auteur. En général, vous êtes liés avec des gens même secteur. Les geeks avec des informations, les boulangers avec des pâtissiers, des comptables avec des fiscalistes.

Tout ce monde partage en général le même genre de source. Vous allez peut-être voir tout tweets sur un article mais pas un petit tweet sur un article peut ou pas partagé. Si vous ne connaissiez pas ce blog ou ce site, tant pis. Vous ne pouviez pas savoir.

Par contre si vous avez déjà remarqué et apprécié ce blog c’est rageant. Les réseaux sociaux tout comme Google News permettent de trouver les bonnes sources. Après c’est à vous de les suivre.
Le flux RSS étant celui du blog de l’auteur, un article ne sera pas noyé sous une multitude de publications d’un seul et unique autre article.

Vous n’êtes pas dépendant

Que se passe-t-il si Facebook, Twitter ou Google Plus disparaissent ? On a connu des lecteurs RSS qui ont disparu (Google Reader par exemple) mais leurs utilisateurs n’ont rien perdu de leurs sources. Il suffit de récupérer le fichier OPML et de l’uploader chez un autre lecteur RSS en ligne ou alors sur son propre lecteur à la maison.

Mais souvenez-vous de Myspace ? C’était un réseau social populaire… il y a 10 ans. Peux a peux il a perdu de sa superbe pour ne plus être utilisé par grand monde. Plus récemment il a changé du tout au tout et n’a rien à voir avec l’ancien MySpace. Si cela était votre seul lien avec une source (blog, site) vous êtes perdu.

Que se passerait-il si la même chose à Twitter, Facebook ou Google Plus ? Petit à petit votre réseau de connaissance ou amis va se faner. De moins en moins d’articles sont partagés car il y a de moins en moins de participants. Votre réseau ne vaut plus rien.

Un flux RSS n’est dépendant que de l’existence du site qui l’émet. Tant que vous connaissez l’adresse du flux RSS vous pouvez la réutiliser dans l’un ou l’autre lecteur de flux RSS.

La phrase de la fin serait certainement : ne jetez pas le bébé avec l’eau du bain. La technologie RSS à peu être plus de dix ans mais elle a toujours de bons atouts que les réseaux sociaux ne sont pas prêts de dépasser.